Philosophie

Chaque stagiaire qui suit une pédagogie d’écriture ouvre sa pensée. Il ou elle va suivre des chemins nouveaux de réflexion, par travail et enseignement. Cela peut induire une légère inflexion de l’esprit, par influence. C’est pourquoi il me paraît légitime de présenter le corpus intellectuel dans quel esprit s’inscrit mon travail.

  • Quel est le sens de la parole ? Communiquer, en cultivant une parole simple et spontanée : Ces deux vertus nourrissent la confiance, la sérénité.
    S’y ajoute ma quête d’harmonie, par goût personnel pour l’art, comme tout ce qui élève le cœur. Mais aussi parce qu’une parole harmonieuse et vraie gagne en puissance, en efficacité.
  • A quoi servent les mots ? A transmettre l’expérience. Il faut étudier à ce stade la rigueur de la description. L’art de décrire donne du poids à votre parole.

    Ainsi se résume mon éthique de formateur :

« Ma pédagogie vise à restaurer votre puissance de parole. »

Cette puissance est rarement utilisée pleinement, que ce soit dans l’entreprise ou la vie personnelle, mais nous en trouvons des exemples. C’est la force d’un « oui! » qui engage la force de vie :

  • Veux-tu que nous ayons un enfant ?
  • Voulez-vous travailler avec moi ?

Au quotidien, notre parole peut être affaiblie par de nombreux facteurs :

  • Les sourdines sociales, par politesse ou crainte de déranger.
  • Les blessures non cicatrisées, ou traumatismes.
  • Les habitudes héritées, transmises par copie.
  • Les peurs, si variées dans leurs modes d’action, leurs configurations, mais à l’unique effet d’affaiblir le Verbe et freinant la vie. Dans notre société anxiogène, parler peut être considéré comme un risque. En tous cas, l’énergie de la peur s’oppose à l’amour.
  • Les fatigues, maladies, blessures du corps.
  • Et toute la gamme de l’histoire émotionnelle qui étreint la gorge quand les mots ne sortent pas. Voix affaiblie, propos freiné, émotions bloquées.

L’écriture de mes stagiaires, lue entre les lignes, me parle d’eux. L’expérience et la sensibilité m’offrent une lecture des zones de blocage dans l’expression, des peurs et freins en action. Ainsi est né le stage de développement personnel pour Libérer sa plume d’écrivain en développant sa créativité, apprivoiser le juge intérieur (DP3). Ce fameux censeur, installé vers 8 à 12 ans dans les petites têtes, pirate l’intelligence des enfants. J’agis en réparateur, car ces pédagogies de la peur me donnent du travail.

Faciliter la parole, ouvrir la puissance du verbe, permet de créer. Comme j’aime la nouveauté, la création, la joie qui accompagne l’accomplissement, il me tient donc à cœur de ramoner les tuyaux psycho-émotionnels du langage, d’ouvrir les fenêtres de l’expression. A ce stade, c’est le stage pour Libérer sa plume qui entre en jeu.

Enfin, vous l’avez deviné, oser dire et inventer ne présenteraient pas d’intérêt sans intelligence. Cette façon d’organiser précisément les idées selon une pensée fine. Cette clarté du propos s’affine avec un outil que j’ai mis au point sur des années, utilisant l’angle journalistique pour le pousser vers le haut, en créant une formation professionnelle à la question d’angle pour pousser la réflexion (JO1). Ici s’affine le propos en exigeant une réponse à la question posée, selon la règle inflexible.

Quant à la question : Vers quoi j’oriente ma vie ?
Vers l’amour.