Portrait book de comédiennes, ©Martin Bohn

Je me pose la question depuis toujours : qu’est-ce que c’est, au fond, l’écriture ? Je veux dire, dans le cœur des humains. Nous connaissons différentes formes d’écritures. La plus évidente, l’alphabétique. Mais il y aussi l’écriture numérique, l’écriture comptable, l’écriture chimique… vous savez par exemple, ces hélices d’ADN dans le noyau de nos cellules, qui sont un codage chimique pour programmer nos personnalités nos mémoires.

Plus subtil encore, l’écriture psycho-émotionnelle. Notamment au moment où le subconscient s’apprête, avant de s’endormir, à encoder dans l’inconscient ce qui a été vécu dans la journée. Les psychologues disent que le subconscient ne fait pas la différence entre le réel et l’imaginaire. Il prend ce qui a été vécu (l’expérience) autant que la manière dont cela a été imaginé (sa réalité). En somme, nous écrivons dans l’inconscient autant par l’événement que par la manière dont nous le pensons. L’imaginaire est l’encre, l’expérience est la plume.
Par exemple, je rencontre un collègue de travail, nous dialoguons. Il me fait un compliment. Eh bien, la manière dont il le dit, son intonation, les mots qu’il emploie, sont aussi importants que la manière dont je reçois ce commentaire, mon état de réceptivité, mon besoin de compliments, etc. Toute cette cuisine émotionnelle va mijoter dans l’inconscient en dormant et préparer ses parfums pour l’avenir. Cela modifie nos réactions, réflexes, conditionnements ou ouverture d’esprit…
Mais cela indique une clé de vie : nous écrivons dans le cœur de nos proches. Par nos comportements et par nos mots, nous écrivons les uns dans les autres. Nous sommes autant des livres que des auteurs. Créatures créatrices. Consciences en expansion.

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